Une Assistante de Service Social en rogne mais optimiste : « Comment aborder le travail en partenariat ? »

Une Assistante de Service Social en rogne mais optimiste : « Comment aborder le travail en partenariat ? »
Le travail en partenariat s’est généralisé dans le champ social.
En effet, la complexité des problèmes rencontrés nécessitent de plus en plus, l’association de différents acteurs des divers secteurs pour y répondre.
Nous devons également tenir compte de la loi du 2 janvier 2002, rénovant l’action sociale et médico-sociale (art. 20 et 21), qui marque la volonté des pouvoirs publics à favoriser le développement du partenariat, afin de garantir la continuité de l’accompagnement de l’usager et une réponse adaptée à ses demandes.
De toutes les définitions du partenariat, nous nous arrêterons sur la suivante :
« Le partenariat est la réunion de compétences, de moyens, de ressources, de plusieurs acteurs, avec pour objectif de parvenir à un résultat commun, en étant plus efficient ».
Or la question que je me pose en tant que travailleur social, au vu de ce qui se voit sur le terrain, est « Comment nous positionnons-nous au niveau du travail en partenariat ? »Comment est vécue cette réunion de moyens et d’acteurs ?, Quel regard a chacun d’eux ?
Une chose est vraie : le travail en partenariat requiert de tout travailleur social un savoir-être avec un esprit de coopération, d’engagement et de confiance réciproque.
En tant que partenaire, nous devons apprendre à nous entendre, nous écouter, nous comprendre et s’harmoniser pour mettre en œuvre l’action qui doit être menée.
Or, que remarquons-nous ? Ce n’est pas cette façon de faire qui est répandue.
Certains ont la critique facile et ont l’impression de faire plus que d’autres.
C’est sûrement vrai, puisque le partenariat par définition est fait d’apports différents. Donc aucun n’apporte ni les mêmes moyens financiers, techniques ou les mêmes compétences.
C’est la perception que nous partenaires avons de ces différences qui peut poser problème. Ces différents apports qualitativement et quantitativement moindres pour certains, ne doivent pas être perçus comme des manques, mais au contraire comme une contribution à l’objectif poursuivi.
Dans toute structure, tel le corps, chaque organe a son utilité, en dépit de sa taille ou de sa place. L’auriculaire parait bien insignifiant par rapport au cerveau. Pourtant, tous les ordres liés à la préhension que pourrait donner le cerveau serait sans effet, sans ce petit organe.
Tous les partenaires sont donc utiles et ont leur rôle à jouer.
Ayons une autre approche du travail en partenariat.
L’objectif n’est pas de comparer ce que chacun porte en terme de compétences, de moyens mais plutôt de les unir, de les rassembler, de les ajouter les uns aux autres, pour être plus efficace.
Mon souhait le plus cher c’est que, quel que soit le niveau où nous nous situons, c’est de faire un travail d’équipe, de partenariat, avec un objectif commun.
Travaillons dans un esprit commun. Faisons mentir cet adage « complo a nèg, sé complo a chien ».
Comme si nous n’aurions pas les aptitudes pour le faire ensemble …… : Nou ké pé travay ansam.
Tous mes voeux de bonheur et de partenariat pour les fidèles du blog koezyon-glob…bonne année 2014
Qu’en pensez-vous? Donnez-nous votre avis…
Si vous aimez, cliquez « j’aime »




2 Commentaires to “Une Assistante de Service Social en rogne mais optimiste : « Comment aborder le travail en partenariat ? »”

  1. Merci dominique94 pour ta réflexion qui me semble une piste de travail plus qu’intéressante. Ce travail de réflexion, avec les usagers, pourrait nous permettre de proposer des actions collectives correspondant à leurs attentes réelles.

  2. Une très belle mise en bouche pour le partenariat qui est à renforcer! Cependant, il me semble primordial de travailler avec un acteur important qui est l’usager. La loi du 2 janvier 2002 souligne la participation des citoyens réaffirmant ainsi leur dignité et leur autonomie dans des problématiques qui les touchent.
    Pourquoi un service n’entamerait pas une réflexion et une action avec des usagers, pour ensuite que ces derniers présentent ce travail? Cela rendrait l’attendu plus visible et des propositions pourraient remonter.
    Parfois, il faut se jeter à l’eau et ne pas attendre qu’un autre le fasse…
    Plein de bonnes choses pour Koezyon ainsi que pour les blogueurs!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*