Notre solidarité légendaire a-t-elle disparu ?

Notre solidarité légendaire a-t-elle disparu ?
Le mercredi 25 février 2015, l’émission «Le Grand Débat » sur Guadeloupe 1ère, animée par Alex ROBIN, s’est arrêtée, tant bien que mal, sur un thème qui questionne notre société : celui de « la solidarité ».

Outre certains représentants d’associations d’accompagnement social de publics précaires, tels que le Secours Catholique, la Croix-Rouge, Acajou Alternatives et la Maison Saint-Vincent de Paul, il était intéressant de noter la présence d’anciens bénéficiaires d’actions de solidarité, spécifiquement associatives, qui sont parvenus à s’insérer socialement et professionnellement.

L’émission a également mis en lumière, l’action de collecte de denrées organisée par le mouvman kiltirèl « Nasyon A Neg Mawon« , bien connu sur la place pour son engagement culturel dans le milieu du carnaval particulièrement et qui, pour cette occasion, s’est inscrit dans une démarche solidaire. C’est par la voix de sa représentante, Mme Kelly BAHIJIA, que l’association a expliqué les raisons de cette collecte en faveur des usagers de Saint-Vincent de Paul, en indiquant que la proximité géographique du local avec la structure interpellait les membres d’autant plus, et les a donc motivé pour faire ce geste de soutien aux plus démunis.

Les actions menées sur notre territoire, de manière générale, font état de deux types de solidarité : une familiale, naturelle et spontanée menée par des individus ou des groupes, l’autre plus organisée, voire institutionnalisée, menée par l’Etat ou d’autres institutions publiques ou privées. C’est sans doute cette corrélation que fait souvent M. Pierre-Yves CHICOT entre la solidarité organique et la solidarité mécanique.

Il apparaît important, pour certains, de mener cette réflexion, maintenant, alors que le contexte économique et social est des plus sombres dans notre département. Il faut noter également que Koezyon-Glob.fr, et par la voix de S.E.N., avait déjà posé le doigt sur des problématiques sociales et sociétales, qui devraient concerner l’ensemble de la population, lors de précédentes éditions (édition K-G du 8 novembre 2014 « Il y a de plus en plus de clochards en Guadeloupe : doit-on s’en inquiéter ? » ; édition K-G du 6 octobre 2014 « la misère et l’exclusion sociale en Guadeloupe : un phénomène qui touche de plus en plus de communes »). Pourtant, cette situation ne semble guère inquiéter nos élus, voire pas du tout interpeller nos candidats à l’élection départementale, qui veulent réduire le social aux seules actions en direction des personnes âgées et à l’amélioration de l’habitat, par exemple.

Au préalable, revenons, tout de même, sur la définition du mot solidarité et l’origine de sa mise en place. Si l’on se réfère au dictionnaire le Larousse, la solidarité, dans un premier temps, indique une dépendance mutuelle entre les personnes. Mais elle peut aussi faire référence à un sentiment qui pousse les hommes à s’accorder une aide mutuelle. Cette solidarité fait donc appel à des valeurs sociales humaines d’entraide et de soutien envers les personnes les plus en difficulté. Ces valeurs humaines qui constituent les bases de notre société, ne sont pas apparues de manière hasardeuse. Il y a donc eu un processus qui a permis cet intérêt particulier pour les plus défavorisées dans notre communauté. Comment la solidarité s’est alors déclinée pour arriver aux modèles que nous voyons actuellement?

L’évolution de la solidarité, de manière générale

La religion chrétienne, a, d’une manière ou d’une autre, toujours considéré qu’on devait prendre en charge les plus fragiles : que c’était un devoir chrétien. Le système étatique, par la suite, s’est lui aussi positionné face à l’indigence, face à la pauvreté de certains membres de la nation. Ainsi,   la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793, dans son 21ème paragraphe, reconnaissait  » le secours public, une dette sacrée. La société doit subsistance aux citoyens malheureux ».

Pour la religion, il y avait une nécessité morale d’aider un autre humain en difficulté, tandis que pour l’Etat c’était surtout une nécessité sociale, pour garder l’équilibre de la société. Forte de cette conviction, cette solidarité de l’Etat s’est incarnée de diverses manières, notamment et principalement par l’action diversifiée de l’Etat-Providence, matérialisée par l’aide alimentaire, financière, à travers des politiques sociales en faveur des plus démunis.

La solidarité en Guadeloupe

La Guadeloupe bénéficie elle aussi de cette solidarité nationale, d’autant plus, comme nous le rappelons, nous sommes dans un contexte économique et social particulièrement difficile : un taux de chômage bien plus élevé que dans l’hexagone à 25,7%, des prix de produits bien plus chers qu’en métropole, au-delà quelquefois de 40%. Les bénéficiaires des prestations sociales ont augmenté. Le RSA, en 2014, a concerné une fraction importante de la population, soit 47 000 personnes pour lesquels le Conseil Général a attribué 242 millions d’euros de prestations. Les perspectives pour 2015, ne semblent pas aller vers une baisse de ces paramètres, car des directives locales claires en matière d’insertion professionnelle ne sont toujours pas à l’ordre du jour, mis à part les quelques emplois d’avenir provenant de la France.

La situation sociale de notre département est déplorable. De plus en plus de nos compatriotes se tournent ainsi vers les différentes structures pour trouver une amélioration de leur niveau de vie, parfois c’est juste assez pour survivre et faire face au minimum à leur alimentation quotidienne. Il ne s’agit pas ici de pointer du doigt des citoyens spécifiques, nombreux sont ceux qui laissent à penser posséder un train de vie honorable, et qui dans les faits peinent à assurer le quotidien.

L’aide alimentaire fait  partie, prioritairement, des urgences sociales, et sur le terrain nombres d’associations caritatives volontaires s’y emploient courageusement.

Depuis plusieurs années, des épiceries solidaires ou sociales sont actives et s’adressent principalement à un public en difficulté, fragilisé sur le plan alimentaire. Une de leurs valeurs fondamentales est de préserver la dignité de la personne et sa liberté de choix, ce qui affranchit du sentiment d’être redevable. La contribution financière demandée, même si dans certains cas, elle est minime, contribue à sauvegarder cette dignité de l’être humain.

Notons toutefois que ces structures sont souvent des opportunités pour une solidarité plus vaste, incluant la santé, l’éducation, le logement. Ces sujets sont abordés en parallèle, avec si nécessaire une orientation vers des travailleurs sociaux, particulièrement la Conseillère en économie sociale et familiale. Les épiceries solidaires sur le territoire guadeloupéen sont disséminées, avec depuis quelque temps un volet ambulant, une voiture qui va à la rencontre des gens dans les lieux les plus reculés.

Devant cet état de fait, cela veut-il dire que la solidarité, qui s’exerçait dans la famille, entre amis a disparu?

Dans toutes les sociétés, cette forme de solidarité a toujours existé. C’est, en quelque sorte, un devoir qui lie les membres d’une famille, les époux, qui constituent le premier espace de solidarité. De plus, on peut même dire qu’elle n’est pas si naturelle que cela, puisque la loi contraint ses protagonistes : par exemple il y a une obligation réversible d’assistance entre parents et enfants.

Sur notre île, précise M.  Raymond OTTO  sociologue, les manifestations de la solidarité sont nombreuses : ce sont les fruits ou légumes qu’on nous offre toujours après une visite chez un parent, voire un ami. C’est aussi la participation de tous quand il y a un décès par exemple, où chacun porte une contribution matérielle : untel porte la soupe, d’autres les boissons, etc. C’est également le fameux coup de main (pal’la), véritable manifestation collective qui tend à perdurer malgré les changements de mode de vie, et qui permet actuellement, plus rarement que souvent, à chacun de porter sa contribution à l’élaboration d’un projet quelconque tels que l’abattage d’animaux en vue de la vente entre amis et proches, la construction d’une habitation, d’une barrière, etc. Il s’agit en fait, de la mise en commun des compétences du groupe pour réaliser un projet, sans contrepartie financière, on reste dans l’esprit du partage, de l’entraide mutuelle, donc de la solidarité.

Le conseil de famille, est aussi une manifestation de la solidarité, où on peut bénéficier de l’expérience, des conseils de la famille, cette dernière pouvant servir d’instance de médiation, en cas de conflits familiaux ou conjugaux.

Tout cela a-t-il fait son temps ?

Force est de constater et d’admettre que le visage de la solidarité a évolué, suivant en cela l’évolution des modes d’habiter. L’urbanisation a éloigné les familles, les privant de ce fait des ressources affectives, matérielles qu’elles pouvaient attendre les uns des autres. Or en milieu urbain, la solidarité naturelle est difficile à se mettre en place, tout se paie et s’achète au super marché. Outre cet aspect financier, les adultes ne sont plus là pour assurer le relais auprès des enfants, les privant d’un regard éducatif précieux et les laissant livrés à eux-mêmes, avec les conséquences que l’on sait. Des initiatives privées, actuellement, doivent faire appel à la bonne volonté de personnes bénévoles pour l’encadrement au niveau éducatif dans les quartiers, des individus constitués en Grand-frère.

Le mode de penser à lui aussi évolué, tendant vers une modernisation des rapports vis-à-vis de la famille. On préfère acheter et construire loin de la famille, et se recentrer sur la famille nucléaire dans le meilleur des cas, et délaissant quelque peu la famille élargie.

Avec cet éloignement, les liens familiaux s’effritent, rendant encore plus difficile la mise en place d’une solidarité familiale en cas de difficultés. Beaucoup on alors recours à la solidarité mécanique institutionnelle.

La disparition du recours à la solidarité familiale est aussi un choix pour certains. Accepter aussi la solidarité familiale pour certains, c’est en quelque sorte faire preuve d’allégeance envers la famille, avoir une contrainte morale, matérielle du fait de la solidarité dont elle a fait preuve à leur égard. Certains parlent même de chantage affectif, qui va à l’opposé de l’impératif d’autonomie. Pour toutes ces raisons, ils préfèrent délaisser la solidarité familiale, au moins sur certains aspects.

Un constat s’impose. Les changements dans les modes d’habiter et de penser entraînent une évolution dans la manière d’aborder le concept de la solidarité tel que nous l’avons toujours connu en Guadeloupe. Ce serait prendre un raccourci que de prétendre qu’elle a disparu. Elle s’est adaptée car même en milieu urbain, de nouvelles solidarités se forment, basées sur l’appartenance à certains réseaux, sportifs, associatifs et autres. Les relais familiaux restent encore ancrés dans notre construction identitaire. Par conséquent, à nous de la transmettre à nos enfants.

koezyon-glob.fr

 

 




8 Commentaires to “Notre solidarité légendaire a-t-elle disparu ?”

  1. Sur les antennes radio, la population a commencé à se plaindre des candidats à la départementale qui quand ilq parlent de social parlent d’assistanat, d’aide aux personnes âgées, de fsl, de rsa, d’aide à l’habitat. Aucun d’entre eux ne parlent de développement économique à travers la production agricole ou autre. Comme pour les municipales, les jeunes restent les dindons de la farce. Depuis l’élection municipale, on ne voyait plus les élus sur le terrain, sé ké minm biten pou départemental’la…être élu c’est tout ce qui compte à leur yeux. Ils trouvent encore des pigeons pour voter pour eux.

  2. Le social n’intéresse pas les hommes politiques. C’est parce qu’il y a des postes à responsabilité à pourvoir là-dedans qu’ils se portent mandataires pour effectuer cette tâche ingrâte à leur sens.
    Le premier qui s’en fiche le plus du social est le Président du Conseil Général lui-même, il n’était même pas présent lors des 1ères assises territoriales du Travail Social en Guadeloupe l’an dernier le 26 juin 2014.
    Le Conseil Général leur sert à servir leurs propres intérêts particuliers, l’exemple d’un élu sortant candidat du canton 20 qui s’est fait attaquer par une candidate, sur un plateau télévisé lors d’un débat, pour le motif d’avoir embaucher sa fille au Conseil Général, alors qu’il y avait plus de 30 candidats en course. C’est la routine dans cette collectivité territoriale.
    Les élus ne servent en fait à rien. Ils s’ennuient dans leur fonction mais le traitement financier les aide à tenir bon. De plus, ils sont organisés en clan pour la bataille c’est décevant.
    Ce n’est pas la compétence qui est demandée pour travailler au Conseil Général de la Guadeloupe. Vous n’avez qu’à regarder les services et le bilan. Les élus embauchent soit leur famille, soit leurs maîtresses.
    Ils parlent de bilan, foutaise, ils ne foutent rien.
    Rien ne va en 971, et ils parlent de bilan positif. Pourquoi faut-il être soutenu par ses mafieux pour se présenter en tant que candidat ? La raison : dès que vous serez élu, vous passez la main aux hommes de l’ombre qui vont prendre en mains les commandes du navire. Ceux qu’on voit ce sont des marionnettes, tous autant qu’ils sont. Ils obéissent c’est tout.
    On est dans la merde…

  3. Si je comprends bien le monsieur qui est couché sur la photo se trouve devant l’ancienne aérogare du Raizet. Ce que j’ai du mal à comprendre par contre, juste à côté se trouve la DJSCS, l’antenne ministérielle de l’action sociale et de la cohésion. Sa pa jéné yo dè vwè sa, dé moun ki fonctionè é ki fouté pa mal dè difikilté a moun minm si yo ka fè sosyal dapré yo. C’est lamentable de voir comment ces gens passent tous les jours devant cet homme et n’ont rien à foutre de sa situation. Et ce sont ces mêmes personnes qui veulent donner des leçons aux autres, aux travailleurs sociaux, aux étudiants candidats de diplômes dans le social, et ces mêmes personnes qui font de grande messe du social en Guadeloupe sans aucun suivi. On va t-on ?

  4. Michel, on renouvelle une classe politique avec des candidats de 85 ans ou plus? La transmission, c’est un terme que nos politiques ne connaissent pas. malgré leurs échecs, leurs absences de bilan, ils sont toujours au rendez-vous dès qu’ily a une élection.
    Ils ne se rendent pas compte que les attentes des électeurs ont évolué, que nous voulons face à nous de vrais interlocuteurs avec des projets concrets.
    Il nous faut par nos votes montrer si nous voulons du changement.

    • Beaucoup de jeunes sortant de prisons n’ont aucune solution de réinsertion dès qu’ils sont dehors. Ce n’est pas en envoyant deux ou trois professionnels faire une action d’insertion vite fait dans la prison de bmao qu’on fera de la réinsertion socioprofessionnelle et de manière globale. Nombreux de jeunes se retrouvent à la rue car la famille ne veut plus les héberger, ils sont bannis donc exclus. Alors où sont les solutions concrètes de logement qui sont mises en place, en dépit d’une volonté de propositions professionnelles tangibles qu’elles fussent à long terme ? Pour insérer il faut réunir 3 facteurs : travail – logement – protection sociale (santé). Et ce n’est pas le cas. Les actions sont réalisées sans un travail en profondeur mais de façade.

  5. débat télé, il faut voir. j’entends un candidat dire que les sommes pour le FSL(aide au logement) doit être augmenté. Méssié fo nou sérié. beaucoup des personnes qui vont être expulsées ont un résiduel de loyer de 20 ou 30 €. Arrêtez un peu. Ce ne sont pas les millions qui vont régler le problème mais un travail éducatif mené par les travailleurs sociaux pour apprendre à ces personnes à prioriser leur dépenses.

  6. Vous avez dans votre article, fait un clin d’oeil aux candidats aux cantonales.Nous remarquons qu’ils parlent tous d’insertion, alors que comme vous le dites fort justement, la précarité ne cesse de progresser. Pourtant certains points doivent être notés;
    le 1er beaucoup ne maîtrisent pas les compétences du conseil général.
    2ème point, Les candidats n’écoutent pas les micro trottoirs , sinon ils se rendraient compte qu’ils n’ont aucune visibilité au niveau de la population qui ne perçoit pas leur action sur le territoire.
    Autre point, on est étonné d’entendre ce que représente l’insertion pour ces candidats, l’action sociale. Mi bel démagoji

    • Les élus qui veulent renouveler leur mandat n’ont pas de bilan. Ils veulent juste assoir leur pouvoir au sein de deux clans : le clan toto et le clan jako. Ils sont en guerre, et tous ceux qui seront contre eux vont payer l’addition très chère. Alors s’il fallait choisir un clan dans lequel le choix devrait se porter ? Le clan toto : des pures socialistes dapré yo qui ont voté la loi pour le mariage pour tous, qui ne se prennent pas pour de la merde, qui veulent éclaircir la classe politique, et ça on le voit très bien.
      Le clan de jako, pa clan an mwin mè sa an ka vwè, : une équipe plus calme, plus à l’image du guadeloupéen, plus réfléchie, moins endiablée, qui ne rugissent pas tout le temps près à dévorer une âme. Le clan jako ce sont des personnes qui ressemblent davantage à l’image de nos aïeux, des hommes qui ont leurs défauts certes mais qui restent posés, calmes, c’est de ça que nos enfants ont besoin pour exemple. Ya assez de violences comme ça ici pour voir des élus socialistes nerveux à la télé, méprisés le petit guadeloupéen, les bénéficiaires de prestations sociales, dire qu’ils n’ont pas le temps d’être dans une permanence, yo adan commission ka jiré manman travayè socio et jouwé dictatè a yo é zot ka palé de sosyal la télé… Sé mwin ki ka ba moun fsl, sé mwin ki ka ba moun RSA, c’est du n’importe quoi à présent en Guadeloupe hein.
      On veut de l’apaisement dans ce pays, pas des chiens méchants enragés qui aboient forts et qui sont toujours prêts à mordre et à menacer ses adversaires. Non de ça on n’en veut pas. Ces gens n’aiment pas la Guadeloupe, tout c’est pour leur poche.
      Les pauvres électeurs, ils ne savent même plus à qui faire confiance, pour qui aller voter.
      L’argument commun des élus est de prétendre travailler pour la Guadeloupe. C’est faux, car ils ont tous échoué.
      Aucun d’entre eux, à part Cédric Cornet ne se plaint de toute cette corruption collective qui existe. Les élus veulent renouveler leur mandat alors qu’ils ne savent pas gérer. Ils n’ont pas su gérer le problème de l’eau, des déchets, du projet de société, ils ont gaspillé l’argent des Guadeloupéens avec le Mémorial’Act. Je pense qu’on entendra des mises en examen par la suite pour faux, usages de faux, détournements de fonds publics dans cette sombre affaire. Le Mémorial’Act c’est une affaire d’oligarchie, de famille, de petits intérêts en commun. Les gens commencent déjà à s’en douter et à se plaindre de ce gaspillage.
      Que pouvons-nous donc faire contre ces bourreaux ? C’est simple, renouveler la classe politique. Pour mettre qui ? encore des socialistes, des nouveaux, des jeunes qui agissent pour le compte d’obédiences obscures et qui sont de toute manière manipuler par ceux que l’on ne veut plus voir. Alors citoyens faites attention!!! Votez utile et en votre âme et conscience.

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