Longue vie au concours de boeufs-tirants ?

Longue vie au concours de boeufs-tirants ?
5 1 3 2Ce samedi 24 janvier 2015, à Néron au Moule, le comité guadeloupéen des bœufs-tirants a procédé à la pesée des bœufs, en vue de l’ouverture en mars prochain de la saison de compétition.  Les propriétaires étaient très nombreux, ils se sont déplacés pour l’occasion avec leurs bêtes par pair. Ils sont venus des quatre coins de la Guadeloupe, en famille, entre amis, pour effectuer cette formalité obligatoire, et ce en toute convivialité. Ils se sont restaurés pour l’ensemble sur place.

Pourtant et mine de rien cette activité culturelle et patrimoniale est menacée d’interdiction. On lui reprocherait d’autoriser en toute impunité des violences sur les bœufs, à l’aide de coups de fouets, de nasaux percés, de dopage, etc.

Inscrit au sein de notre patrimoine guadeloupéen, sa valorisation et sa pérennisation vont de soi, quoiqu’en disent  certains qui voudraient voir disparaître purement et simplement cette activité notamment comme celle des combats de coqs. On ne peut pas laisser dire que des animaux sont maltraités, qu’ils subissent des sévices en toute impunité, alors que des règles limitent le nombre de coups de fouets en compétition, les animaux, en général ovins et bovins, sont percés au niveau des oreilles pour l’étiquetage. Ensuite, la question du dopage reste à prouver.

Encore une fois, on veut faire arrêter des manifestations, des activités créoles en Guadeloupe . On veut encore une fois nous aliéner. Des personnes qui sans doute n’aiment pas la Guadeloupe, qui n’aiment peut-être pas le quotidien des Guadeloupéens, qui veulent surement anéantir notre culture se sont mobilisées il y a quelques temps contre les combats de coqs et aujourd’hui contre les concours de bœufs-tirants.

Les propriétaires de bœufs-tirant sont des passionnés et des personnages doubout qui ne se laisseront pas faire. La population de la Guadeloupe a toujours évolué dans ce contexte culturel et cette relation sportive avec les animaux. On pourrait même parler des courses de boucs ou de cabris qui se font dans certaines campagnes.

S’attaquer à ce milieu c’est s’attaquer au patrimoine de la Guadeloupe. Jusqu’à aujourd’hui, il n’est pas inscrit à l’ordre du jour d’interdire les concours de bœufs-tirants, tout comme ils n’ont pu interdire les combats de coqs. Les Guadeloupéens se mobiliseront à coup sûr, c’est certain.

Dimi MILAN (proprio de bœufs-tirants)

 

 

 




1 Commentaire to “Longue vie au concours de boeufs-tirants ?”

  1. Belles bêtes vraiment. Notre patrimoine doit être préservée c’est sûr. Mais les règles évoluent sur la protection des animaux. Un jour ou l’autre cette question sera à l’ordre du jour. Préparons-nous.

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