« LES ECHOS DE LA MEMOIRE » : au Fort Fleur d’Epée, Bas-du-fort au Gosier

« LES ECHOS DE LA MEMOIRE » : au Fort Fleur d’Epée, Bas-du-fort au Gosier
En ce mois de décembre, nombreux sont les évènements et manifestations festifs. L’histoire n’est pas oubliée avec l’exposition sonore visuelle et déambulatoire intitulée : « les échos de la mémoire ». C’est le cadre magnifique du Fort Fleur d’Epée, site historique, qui accueille l’évènement depuis le 08 décembre. A l’origine de ce concept, Luc SAINT-ELOY, acteur, metteur en scène originaire de la Guadeloupe. Cette exposition a été inaugurée le 10 mai 2013, dans le cadre de la cérémonie commémorative de la traite, de l’esclavage et de leur2014-12-16 15.09.34 abolition.

L’exposition est originale à plus d’un titre. En premier lieu elle est imagée. 30 panneaux illustrés de portraits ou de photos retracent les grands 2014-12-16 14.06.37moments de l’histoire de la traite, de l’esclavage et de leur abolition. Elle est aussi sonore. Grâce à un concept technique, chaque visiteur s’il le désire, peut actionner un bouton qui déclenche une bande sonore : on accède ainsi à de nombreuses informations, en lien avec le sujet dont traite le panneau.

La présentation est originale, ces panneaux fixés sur des hauts tonneaux en chêne, en rappel à l’histoire et au voyage transatlantique. Les premiers panneaux présentent l’exposition, les avancées législatives qui ont permis la mise en place de manifestations commémoratives comme celle-ci. En dépit du silence qui a entouré le temps de l’esclavage après 1848, peu à peu de nombreuses initiatives tendant à se souvenir, ont vu le jour. C’est principalement vers les années 1970-80 que ce processus mémoriel s’installe.

L’histoire est en marche, un petit rappel :

En 1983, un décret fixe les dates de la commémoration dans les différents territoires concernés : 27 avril pour Mayotte, 22 mai pour la Martinique, 27 mai pour la Guadeloupe, 10 juin pour la Guyane et 20 décembre pour la Réunion. La loi Taubira du 21 mai 2001 met en place un comité pour pérenniser la commémoration de la traite, de l’esclavage et de leur abolition. A la suite de leurs travaux, en2014-12-16 14.06.18 2006, le 10 Mai est choisi comme « Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition ». Cette même loi de 2001, dans son article 1er, reconnaît la traite et l’esclavage comme des crimes contre l’humanité. Un rappel du processus mémoriel qui entre dans le cadre du colloque international de l’UNESCO sur le thème : « Route de l’esclave : des itinéraires 2014-12-16 14.33.16pour réconcilier histoire et mémoire. »

Chaque tonneau représente une lettre de l’alphabet, voici quelques uns qui interpellent :

B comme bateau négrier. Une image saisissante du bateau négrier est représentée, avec les compartiments où étaient enfermés les esclaves. On imagine sans peine les conditions inhumaines de la traversée.

C ce tableau parle des cahiers de doléances faites par de nombreux opposants afin de mettre fin à l’esclavage.

H pour Haïti, première république noire indépendante, ce fut le 1er janvier 1804.

J pour fort de Jous, le 1er site en France a faire une action mémorielle en hommage aux esclaves. Cela a été aussi, le lieu de captivité de Toussaint Louverture de 1802 à avril 1803, date 2014-12-16 14.07.45de sa mort.

N pour Nantes, le 1er port négrier, qui a mené 1714 expéditions négrières entre 1650 et 1848. Tous ne peuvent être cités, c’est une expédition à voir absolument. Le concept permet de retenir une foule d’informations rapidement et sans grande difficulté. C’est un très bel outil pour les écoles, les institutions, les guadeloupéens et au delà pour tous, afin de bien saisir ce qu’a été l’esclavage : « un attentat contre la dignité humaine et une violation flagrante du dogme républicain » (décret de l’abolition du 27 avril 1848).

Koezyon-glob.fr

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1 Commentaire to “« LES ECHOS DE LA MEMOIRE » : au Fort Fleur d’Epée, Bas-du-fort au Gosier”

  1. Bel outil pédagogique et qui change du contexte dans lequel trop souvent j’entends de l’esclavage. J’ai visité l’exposition et bravo. la forme, le fonds rien à dire. Par contre le temps de présentation au public me parait court, car c’est jusqu’au 20 décembre.

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