Le Projet de Loi de Finances pour 2015 avec 2000 milliards d’€ de dettes publiques au compteur de la France, là c’est sûr : « on ne va pas mourir guérit »…

Le Projet de Loi de Finances pour 2015 avec 2000 milliards d’€ de dettes publiques au compteur de la France, là c’est sûr : « on ne va pas mourir guérit »…
2000 milliards de dettes publiques. C’est le chiffre qui a été annoncé à l’issue du troisième trimestre, en avertissement du Projet de Loi de Finances pour 2015. Ce n’est pas pour demain que les populations verront le soleil à l’horizon. La France de Hollande a dépensé pas loin de 1200 milliards d’€ depuis le début de son quinquennat. En conséquence, pas moins de 21 milliards d’économies à venir en 2015, et ce, dirigées sur la masse salariale des fonctionnaires d’Etat, sur les collectivités territoriales, sur la protection sociale, etc.
D’où provient ce dérapage ?
Les causes ne sont pas entièrement françaises. La France est obligée d’avoir des déficits pour augmenter l’activité économique. C’est en outre une problématique européenne.
Singulièrement, en France, la société fabrique continuellement des exclus, du chômage et de la pauvreté. Pour une partie essentielle de l’impôt, on ne sait pas où elle va. L’impôt ne va ni au bien-être de la population, ni à la croissance économique, ni au fonctionnement de l’Etat. Et pourtant, paradoxalement, les coups de rabot sont portés sur les plus faibles de la société, notamment sur la protection sociale des plus démunis. A cet effet, la ministre des affaires sociales et de la santé annonçait dans un communiqué vouloir réduire considérablement sur la dépense des politiques familiales particulièrement. Elle a parlé de 700 millions d’€ d’économies à faire sur des dispositifs déjà ciblés et concernant principalement la Prime à la naissance, le congé parental et le Complément de Mode de Garde. Cela est complètement absurde, car en 2013 le quotient familial des familles avait été revu, il a fait l’objet d’un calcul impartial, écartant mécaniquement de fait de nombreuses familles de certaines aides sociales. Ces 700 millions d’€ de réduction des dépenses ne doivent pas régler le problème d’inégalité de revenus. Ce n’est pas en rendant les fins de mois des français difficiles qu’on arrangera les problèmes de dépenses publiques, semble t-il. La disparition à venir des familles et la baisse, sans précédent, des naissances en France sont évoquées naturellement. C’est évident, ces dispositions gouvernementales, curieusement d’une majorité présidentielle socialiste, auront à coup sûr un impact sur le pouvoir d’achat des ménages, sur le travail, sur la natalité, une autre problématique également pour le financement des retraites.
Des efforts sont faits, mais ne servent à rien. Les impôts ont augmenté, des travailleurs pauvres et des petites retraites sont devenus imposables, malgré tout la dette n’a pas baissé. Des taxes (la taxe sur le diesel en hausse) vont s’ajoutées encore au quotidien. L’utopique objectif du gouvernement Hollande est de contenir le déficit français à 4,4% et non plus à 3% comme l’obligent les textes européens. Par ailleurs, est-ce par pure stratégie de la France de vouloir mettre au poste de commissaire européen à l’économie le français Pierre Moscovici ?
L’austérité, est-ce la seule solution ? Les français sortiront-ils un jour de l’enfermement du triangle économique de la récession ?
Au lendemain de la réforme territoriale, qui s’est accompagnée de réduction de la Dotation Globale de Fonctionnement entre autres, c’est l’annonce faite par Michel Sapin, actuel ministre des finances, de 3,7 milliards d’€ d’aides octroyées en moins aux collectivités territoriales. Les conséquences seront également au rendez-vous avec dans toutes les communes, des baisses d’investissements qui seront imputées sur les entreprises locales : donc il n’y aura pas d’embauches, mais plutôt des licenciements. Ce sont toutefois les petites entreprises qui créent des emplois : les TPE, les PME, les Start up, etc.
Ce qui est au moins sûr, c’est que la dette publique ne pourra pas être remboursée. La France a beaucoup de difficulté pour contenir l’inflation de la dépense.
Des solutions fusent du côté du gouvernement fréquemment, cependant en vain. On peut tout de même rappeler le fameux pacte de responsabilité de Hollande, l’aide aux entreprises en leur offrant 44 milliards d’€ pour embaucher et le déploiement du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE), avec des mesures de baisse de charges pour les entreprises, pour tenter de créer de la croissance.
D’autres solutions sembleraient logiques et pourtant ! Il s’agit concrètement de réinvestir dans la confiance des populations, de créer de vrais emplois pérennes, d’alléger le coût du travail, ce dont ce gouvernement essaie de s’employer maladroitement à faire. Mais il faudrait aussi taxer les importations, détaxer les exportations, ce que ne permet pas le pacte européen. Puis, il faudrait surtout que ceux qui protègent le portail de la matrice, en qualité de surintendant, soient un temps soit peu cléments, et donnent les autorisations décisives aux banques européennes, et particulièrement aux banques françaises, de prêter aux petits investisseurs et aux petits porteurs de projets innovants, afin de relancer la croissance économique du pays.
On ne gouverne pas un pays en croisant les doigts. Il s’agit de pouvoir prendre de grandes décisions. Manuel Valls a voulu être rassurant, il a promis que les effets de la relance économique sont prévus en 2017. En attendant la suite des évènements, c’est une invitation faite à ne pas s’inquiéter, à les laisser faire, que ce gouvernement contrôle parfaitement la situation, que les affaires sont gérées au mieux.
Pour le moment, toujours pas de changement comme prévu, les ménages français n’ont qu’à bien se tenir, car il leur faudra encore une fois se serrer la ceinture l’année prochaine. Alors que nous sommes, principalement pour la masse populaire, d’une façon ou d’une autre déjà en période de vaches maigres, l’euro et ses conditions de maintien dans son espace mettent à mal les pays membres un à un. On en parle peut-être pas suffisamment, mais la réalité est telle que beaucoup trop de pays européens sont en difficulté : il faut donc une nouvelle stratégie à l’échelle européenne ; pour l’instant il n’y en a pas.
On ne résout pas des problèmes d’ordre interne avec la tête ailleurs. Avec du recul historique sur la politique française, depuis le dénouement du franc, on remarque que l’euro a accentué d’autant plus les crises, elles proviennent de tout part et ne sont pas contrôlables. L’union européenne a, par conséquent, changé radicalement la gestion financière et sociale de la France, et aussi des autres pays membres, sans pour autant leur avoir donné au préalable un mode d’emploi cohérent et efficacement prouvé.
Stone ex nihilo pour Koezyon-glob.fr
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3 Commentaires to “Le Projet de Loi de Finances pour 2015 avec 2000 milliards d’€ de dettes publiques au compteur de la France, là c’est sûr : « on ne va pas mourir guérit »…”

  1. 700 millions d’euros d’économe sur les politiques familiales. J’ai personnellement du mal à croire que c’est le fait d’un gouvernement dit socialiste, alors que les valeurs du socialisme sont basées sur la justice sociale, la solidarité.

    • LES DIMANCHES DE LA CREATION // octobre 6, 2014 á 9:55 // Répondre

      C’est le résultat des politique de la droite et des libéraux qui ont le pouvoir en Europe cher Monsieur, ne pas s’y tromper, ce n’est pas parce que la France est dirigée par les socialistes que nos décisions budgétaires sont dictées par nos politique socialistes, nous subissons le contre coup des trentes glorieuses, qui ont permis nos avancées sociales et solidaires, que beaucoup de pays souhaitent pour leur peuple mais que la droite libérale réfute en faisant payer l’ETAT actuel. Quand allons nous prendre la décision de nationaliser quelques banques Françaises et refaire des plans quinquénaux pour relancer les grands travaux et la commande publique?

      C’est du passé pour certains qui ne croient plus que la France peut relever le défi de dire non à des orientations Européenne qui ont été perverses pour notre économie qui était un modèle de développement social et économique. Bouffé par le libéralisme des marchés et le modèle de compétitivité des acteurs du marché.

  2. LES DIMANCHES DE LA CREATION // octobre 5, 2014 á 11:54 // Répondre

    Vraiment cela suffit de penser que c’est en rabotant sur le système de protection sociale et de nos systèmes de solidarité républicaine qui fera baisser le déficit.
    les vrais mesures à prendre sont
    1- le courage politique de faire payer ceux qui ont fait le déficit cad les riches et les trusts en prenant la décision de faire 2.5% d’inflation pour
    relancer la consommation et réduire mécaniquement le déficit de 1,4
    2 – fixer 1% de taxes sur le trading journalier des banques et établissements financiers. plus de mille milliards de transactions sont réalisés par jour
    3 – permettre aux trusts de bénéficier d’une taxe de 1% seulement pour permettre aux riches des pays arabes de devenir des résidents et permettre aux banques Françaises d’ouvrir un compte bancaire pour ces hommes et familles qui recherchent des solutions pour transiter leurs économies vers la France et non sur des paradis fiscaux (harmonisation de la fiscalité française et ouverture des richesses extérieures)voilà ma proposition.

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