Le Conseil Départemental de la Prévention de la Délinquance du 16 Avril 2014…Préfecture de Basse-Terre…l’heure du bilan a sonné…

Le Conseil Départemental de la Prévention de la Délinquance du 16 Avril 2014…Préfecture de Basse-Terre…l’heure du bilan a sonné…
Le mercredi 16 Avril s’est tenue, sous l’égide de Madame La Préfète Marcelle PIERROT, un Conseil Départemental de la Prévention de la Délinquance (CDDP). Cette instance qui se veut avant tout force de propositions et de coordination dans la lutte contre la délinquance ne s’était pas réunie depuis 2008 dans notre département.

Entre temps ce conseil s’est enrichi de d’autres missions : la lutte contre la drogue, les dérives sectaires et les violences faites aux femmes ; autant d’éléments qui s’ajoutent et qui alimentent la délinquance, et qui doivent donc être intégrées aux réflexions menées.

L’objectif poursuivi, en conséquence, par ce conseil est de combattre toutes ces dérives et d’assurer la sécurité des citoyens afin de faire en  sorte que la délinquance ne s’enracine pas dans la société guadeloupéenne.

Madame PIERROT a bien fait ressortir la volonté commune d’avoir une politique de prévention ambitieuse menée avec les différents partenaires de cette instance : les représentants de la justice, des collectivités territoriales (mairies, Conseil Général, Conseil Régional), le Rectorat et les associations.

Un bilan de l’état de la délinquance en 2013 dans le département a été présenté. Il a fait ressortir une situation très dégradée, avec une hausse quasiment de tous les indices.

En lien avec ces chiffres, nombre de partenaires ont mis l’accent sur le fait que les CLSPD, les Conseils Locaux de Sécurité de Prévention de la Délinquance, n’étaient pas actifs et que seuls 4 communes l’ont mis en place, mais de manière théorique. Il s’agit essentiellement des communes suivantes : Saint-François, Sainte-Anne, Le Moule et Saint-Claude. Or cet outil doit permettre au maire, conformément à la loi du 5 mars 2OO7, en sa qualité de pivot du dispositif, d’animer et de coordonner la politique de la Prévention de la Délinquance.

Il est apparu comme une priorité de relancer cet outil. Il doit permettre à tous les acteurs de la Prévention de la Délinquance de mener une action concrète sur le territoire et de ce fait d’avoir des résultats plus probants.

Cette aggravation de la délinquance requiert aussi, en termes de réponse, un accompagnement social des victimes et un soutien à la parentalité plus prégnants.

imagesCA1D45VECette réunion avait pour but également de présenter et de signer  le nouveau Plan Départemental de Prévention de la Délinquance pour la période 2014-2017, avec les axes prioritaires de la politique de sécurité :

  •  axe 1 : les jeunes exposés à la violence
  •  axe 2 : prévention de la violence faite aux femmes
  •  axe 3 : la tranquillité publique.

La rencontre s’est achevée sur la volonté affirmée de trouver une coordination sur le terrain au sein du CLSPD, afin de mettre en place un partenariat fort pour gagner le combat contre la délinquance.

Une volonté des maires et des intercommunalités qui devraient sans doute se manifester dans les années qui suivent, dans tous les cas on l’espère assez rapidement.

Koezyon-glob.fr

Pour plus d’informations sur la politique sociale de la Prévention de la Délinquance, voir fiche sur koezyon-glob.fr.

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4 Commentaires to “Le Conseil Départemental de la Prévention de la Délinquance du 16 Avril 2014…Préfecture de Basse-Terre…l’heure du bilan a sonné…”

  1. Tout le monde y va de son commentaire et c’est bien naturel. Pour moi qui œuvre dans ce domaine de puis une trentaine d’années, j’ai envie de témoigner simplement de la complexité attachées à la mise en œuvre des politiques publiques dans notre département en particulier. Vous dire qu’en l’absence d’une approche socio-historique, socio-anthropologique, il est difficile d’appréhender les effets pervers de cette mise en œuvre. On a facilement tendance à critiquer les élus, surtout lorsque l’on a aucune expérience de l’exercice du pouvoir politique de l’intérieur. Tout semble indiquer des divergences majeures de points de vue , impossible à dépasser et pourtant, à y bien regarder, nous sommes tous dans le même bateau. Je ne saurais trop vous inviter à vous impliquer dans la réflexion et dans l’action. Autant dire dans la recherche – action. Il n’y a en effet qu’une chose de permanent, c’est le CHANGEMENT. Les grandes mutations de ces 20 dernières années dont partie des changements majeurs auxquels notre société a été confrontée. Dans un article d’une revue « Insertion -emploi », qui ne parait plus, j’ai eu l’occasion de proposer une analyse sur la confrontation au changement avec le risque majeur de succomber au « chaos management ». Nous devons prendre l’habitude de petits pas de coté, de métacommunication, de prise de hauteur et de distance avec ce qui parait banal à 1ere vue. C’est à ce prix que nous allons être moins dans le jugement hâtif, la réaction à vif, le rejet et le déni, mais dans une vraie quête de sens, et de compréhension de ce qui est.Nous aurons également besoin de faire preuve de pleine conscience au sens de ZON KABAT ZING. Accepter ce qui est simplement sans vouloir que les choses soient autres que ce qu’elles sont. Chemin de la transformation, métamorphose qui commence par soi.

    • Effectivement je constate que la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre. Je suis tout à fait d’accord sur ces quelques propos, Mme, sauf que pour améliorer une société il faut tout de même porter une critique, un jugement sur ce qui s’y passe. De l’extérieur on voit ce que ça donne avec les élus, pas besoin de voir l’intérieur pour comprendre. C’est sûr qu’une étude approfondie de la sociologie et de l’anthropologie de notre société, prise en considération par nos élus, dans une tentative de projet global de société est primordiale. Peut-être qu’avec ces ingrédients ajoutés d’une volonté farouche de CHANGEMENT, dans le sens guadeloupéen (donc le bon sens) nous verrons à l’horizon les générations futures comprendre la signification de ce qu’est la socialisation et réduire par voie de conséquence le sentiment de frustration qui existe dans les esprits et générer une amorce de sécurisation chez nos jeunes dans la construction de leur projet de vie.

  2. On déplore que la délinquance augmente alors que les dispositifs prévus pour lutter contre elle ne sont pas utilisés? ça, c’est vraiment la Guadeloupe

  3. C’est évident qu’en Guadeloupe il faille toujours contraindre nos élus à respecter la loi. On est habitué à cela!!! Il faut toujours que ce soit la France qui vienne mettre son grain de sel dans les affaires internes alors que ces mêmes élus veulent une évolution au niveau de la gouvernance. Tout ceci n’est encore et toujours qu’une grande hypocrisie!!!

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