Le 8 mars « Journée de la femme »…, journée du mépris pour une femme…, une professionnelle témoigne…

Le 8 mars «  Journée de la femme »…, journée du mépris pour une femme…, une professionnelle témoigne…
Je vais commencer par une scène à laquelle j’ai assisté ce samedi, qui était, rappelons-le, la journée de la femme.

Alors que je fais mes courses, je remarque un échange entre un couple, où rapidement la femme se fait insulter, rabaisser, humilier par des propos plus que blessants. Elle reste digne, c’est une des qualités de notre guadeloupéenne, et répond en disant simplement : « une fois la rivière traversée, on oublie le passeur, voir on le méprise ».

La condition de la femme et les conséquences découlant du non respect de celle ci en tant que personne font partie des problématiques que nous traitons en tant que travailleur social.

Parmi  ces conséquences, la violence physique pouvant aller jusqu’à  des actes extrêmes. Témoin le drame de Goyave la semaine dernière, où une femme a été agressé au coutelas.

Mais pour beaucoup de femmes, le quotidien c’est la violence psychologique et  verbale, plus insidieuses et donc plus difficiles à combattre.

Dès lors qu’un être humain devient le déversoir de la méchanceté, du mal-être ou de la rancœur d’un autre, on peut se dire qu’il n’y a plus de respect et que la base de toute relation humaine n’est plus.

J’ai lu il y a quelque temps votre article sur le façader, où l’histoire difficile de notre peuple pouvait expliquer en partie la situation actuelle.

Les orateurs ont évoqué la difficulté de l’homme à s’investir dans une relation, du fait que pendant l’esclavage son rôle se limitait à être  un géniteur et il devait assister, impuissant, au viol de sa femme par le « maître », ceci expliquerait en partie leur papillonnage.

Cela serait aussi responsable de la relation difficile voir « violente »  entre homme et femme, il y aurait entre eux un « ti-cochon », une rancœur pas dépassée.

Il a été aussi question de la passivité avec laquelle des femmes des générations antérieures ont accepté, de bon ou mauvais cœur, toutes ces situations.

Nous entendons bien sûr ces arguments faits par des professionnels qui se sont penchés sur la question.

Cependant, nous sommes en 2014 et les mœurs évoluent. Avec l’instauration de la « journée de la femme », la société veut que le regard porté sur la femme évolue, qu’elle soit reconnue dans leur singularité, qu’elle soit respectée, que toutes les femmes soient respectées.

Singulièrement à beaucoup de croyances, les femmes en revendiquant cela, ne sont pas dans une guerre des sexes et ne veulent pas être les rivales de leurs compagnons, mais être à leurs côtés.

En tant que professionnelle, il est de notre devoir de rappeler aux femmes qu’il ne faut jamais accepter l’inacceptable d’un homme. Le témoignage de beaucoup d’entre ces femmes décrit une escalade dans les propos et dans les actes qu’elle banalise à force d’y être confronté quotidiennement.

NON ! Dès lors qu’elles viennent nous en parler, elles savent que ces actes ou ces paroles ne sont pas anodins et portent atteinte à leur dignité de femme.

En tant que femme, rappelons-nous que nous avons une part importante sur l’évolution de ces comportements par l’éducation que nous donnons à nos fils et à nos filles : chaque être humain a droit au respect, et celui-ci se manifeste dans ce que nous lui disons et dans ce que nous faisons.

A cette femme, dont j’ai été involontairement témoin de son vécu, je dis FOSS…

Travaillons tous pour que le 8 mars, mais que tous les jours soient des journées de la femme, car : « fanm sé manman nou, sè an nou, fi an nou »

Témoignage d’une professionnelle…

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5 Commentaires to “Le 8 mars « Journée de la femme »…, journée du mépris pour une femme…, une professionnelle témoigne…”

  1. je trouve qu’on s’applique beaucoup essayer d’excuser les comportements de beaucoup de nos hommes. Quelques que soient les causes, la situation les arrange.
    Heureusement, certains modifient leur façon d’être, ils veulent réussir leur vie de famille

    • bonjour Chantal. Excuser les comportements des hommes? Non il ne s’agit pas de ça. C’est la société elle-même qui a conduit les rapports entre hommes et femmes souvent ambigus et très souvent la femme qui sait qu’elle est très protégée et privilégiée par la loi use d’artifices contre l’homme, à son dépend.

  2. maïky le mâle // mars 12, 2014 á 8:35 // Répondre

    Il faut que ces dames arrêtent de toujours se plaindrent, de pleurer. Elles se positionnent souvent en innocentes et quand ça les arrangent elles sont égales à l’homme, ou quand elles se rendent soudain compte de leur inégalité face à l’homme, elles se justifient par des propos qui n’ont pas de sens clairs. La bible elle-même énonce l’infériorité, de la faiblesse de la femme face à l’homme ; normal qu’on soit dans une société à l’envers si les principes bibliques sont mis à l’écart.

  3. Tu as tout à fait raison nadège. Un enfant a besoin d’avoir une image positive de ses deux parents. Tant l’homme que la femme doit parler en terme positif de l’autre parent à l’enfant, malgré leurs dissensions

  4. je ne comprend pas pourquoi quand on parle de journée de la femme, on parle forcément de violences faites aux femmes…parlons aussi des devoirs des femmes : éduquer leurs enfants pour qu’ils ne se retrouvent pas dans la rue ; donner au père la place quand l’enfant est jeune et ne pas attendre l’adolescence pour l’appeller au secours ; avoir un comportement décent car les enfants sont souvent à l’image des parents et reproduise la violence subie…n’est-ce pas?

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