« La route est longue » de Florette MORAND

« La route est longue » de Florette MORAND

Vois la lumière ardente

Du soleil tropical

Sur la mer aveuglante

Tendre son trait brutal…

La futaie immobile,

Egoïste à midi

De son ombre, est hostile.

Le roseau se raidit

Le volcan se profile

Sur le ciel de satin

Et des bœufs, vont, en file,

Boire au marais lointain.

Le plumeau du palmiste

Ne brasse plus le vent ;

Il jalonne la piste

Où Roussit le chiendent.

Tout se tait, nulle haleine

Ne s’exhale, ou la peine

Leur a brisé la voix.

Mais sur la cime verte

D’un fier corossolier

Ton refrain monte, alerte,

Chante, beau sucrier !

À mon coeur qui t’écoute

Veux-tu donner ta voix ?

Petit oiseau, la route

Est longue devant moi !

La route est longue, longue

Sous le soleil de feu.

Ma route est longue, longue,

Mais ton ciel est si bleu ! 

Florette Morand




3 Commentaires to “« La route est longue » de Florette MORAND”

  1. koezyon-glob.fr // février 16, 2017 á 4:51 // Répondre

    Consulter votre mail Aurore
    Bien à vous

  2. Bonjour
    ou écrire à Mme morand Florette

  3. souvenirs des poèmes de notre enfance, qu’on devait connaitre sur le bout des doigts. Que devient cette dame?

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