La misère et l’exclusion sociale en Guadeloupe : un phénomène qui touche de plus en plus de communes.

La misère et l’exclusion sociale en Guadeloupe : un phénomène qui touche de plus en plus de communes.
Au mois de juillet 2014, nous éditions l’article d’un riverain d’une commune du Nord Grande-Terre, qui s’indignait de voir que l’indifférence gagnait fortement notre département, et que malheureusement la honte était au pas de nos portes. Il expliquait notamment que la municipalité n’a jamais fait d’actions en la faveur de ce pauvre homme qui est son voisin. Il dit (en parlant des responsables communaux) : « yo ka passé yo ka gadéy vit’ épi yo ka pati fè zafè a yo ».

Nous avons alors été vérifiés sur le terrain et nous avons constaté les faits qui s’avèrent confirmés. C’est le statut quo jusqu’à ce jour. L’homme sur la photo (ci-dessous à droite ), qui vit dans une grande pauvreté et insalubrité,1 nous lui avons DSC_0030parlé. Il a avoué, tant bien que mal, que personne n’est encore venu lui proposer une aide. Cela sous-entend donc qu’il en attend. Ce monsieur qui a de la famille sur le territoire de cette commune, est dans cette situation depuis au moins dix ans, selon nos sources. Dix années de misère sociale sans que des propositions ou que des actions soient mises en œuvre à son encontre. Alors, dans un esprit d’équité, nous nous sommes entretenus avec un membre responsable de la collectivité locale, en attendant bien sûr un rendez-vous avec le maire. Ce responsable nous rassure que la commune est bien au courant de cette situation et que des plaintes ont même déjà été faites de la part des riverains. Sans plus. La réponse donnée, en aparté, est que l’homme a de la famille, et que sa condition relève d’un choix de vie dans le passé qu’il assume aujourd’hui. En attendant jusqu’à ce jour rien n’a été fait, au moins pour la sécurité et la santé des habitants. Le maire est toutefois garant, devant la loi, de la vie paisible et sereine de ses administrés.

Une autre commune, dont nous tairons le nom, voit se développer peu à peu des exclus en grand nombre. Pourtant, cette collectivité fait l’objet en ce 2moment d’un vaste programme de rénovation urbaine ; donc d’entrée de fonds publics très importants. Des femmes comme des hommes se retrouvent au bord de la route, dénudés assez souvent, errant ça et là, parfois avec une attitude très agressive, donnant un spectacle désagréable pour les passants. Certaines personnes avouent se demander quelques fois s’il y a un maire dans la commune. Ils disent généralement : « o mè la, pa ni mè an comun’ la ». D’autres plus fins d’esprit, s’insurgent de la présence de bureaux municipaux d’aides et d’actions sociales, et que malgré tout, ceux qui sont le plus en difficulté, qui sont vraiment dans le besoin, sont à l’abandon.

Des initiatives associatives doivent, en conséquence, être mises en place afin de proposer aux publics fragilisés des réponses adaptées, tels que des lieux de proximité leur permettant de manger, de se changer, de prendre une douche et surtout de leur apporter de vraies solutions d’hébergement ou de logement.4

La solidarité doit jouer. La population également a son rôle à jouer au lieu de jeter juste un regard indifférent.

Le comble est que l’homme, sur cette autre photo, fouille dans une poubelle qui se trouve à côté d’une boulangerie franchisée qui appartient à une chaîne bien connue et répartie sur l’ensemble du territoire de la Guadeloupe. Peut-être sait-il que de la nourriture préfère être jetée, plutôt que d’être redistribuée à titre solidaire ? Sans doute. La preuve est en tout cas en image.

Koezyon-glob.fr




2 Commentaires to “La misère et l’exclusion sociale en Guadeloupe : un phénomène qui touche de plus en plus de communes.”

  1. Certains journalistes gwada, pleins de jugements dans leurs propos, veulent faire des émissions sur le social, résultat c’est un fiasco. La cause est évidente car ils ne prennent pas le temps de préparer leur émission, il faut faire le buzz, c’est dactu, donc on y va on fonce.
    De plus, le thème du social est un thème qui dans la bouche de bon nombre de personnes sonnent très mal. Il vous suffit, chers médias, tout simplement, de demander conseil à des vrais travailleurs sociaux, de terrains et reconnus par leurs pairs bien sûr, ce sera plus simple. Et aussi d’arrêter de plagier les idées de Koezyon-Glob.fr pour structurer vos émissions, car ça ne colle pas, faites dans le vrai et non dans la précipitation. Vous lisez un article du blog et hop vous êtes déjà emballés, résultat c’est sans impact.
    Les politiciens également font la même erreur quand ils parlent de social, c’est uniquement pour leur pomme.
    La faute en fait est aux travailleurs sociaux qui refusent de s’impliquer plus que ça dans le débat politique et médiatique. En conséquence, quand vous parlez d’exclusion sociale, évitez d’inviter des responsables administratifs qui ne connaissent que dal du taf, eux ce sont de chiffres qu’ils parlent, donc ils ne connaissent rien. Inviter donc des professionnels du travail social dans vos émissions, ainsi à l’avenir on comprendra où vous voulez en venir, et cela donnera de la valeur ajoutée à votre fonction.

  2. stone ex nihilo // octobre 8, 2014 á 9:17 // Répondre

    La Guadeloupe est dans un drôle de tourbillon créé par ceux qui nous gouvernent.

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