La loi ALUR (Accès au Logement et un Urbanisme Rénové), en projet, adoptée le 11 février en commission mixte paritaire…

La loi ALUR (Accès au Logement et un Urbanisme Rénové), en projet, adoptée le 11 février en commission mixte paritaire…
La ministre de l’égalité des territoires et du logement, Cécile DUFLOT, a présenté un projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR). Ce projet de loi vise à combattre la crise du logement, marquée depuis de nombreuses années par une forte augmentation des prix, une pénurie de logements et une baisse du pouvoir d’achat des ménages. Il entend agir selon trois axes complémentaires en étant porteur d’une démarche de régulation, d’une logique de protection et d’une dynamique d’innovation et de confiance envers les acteurs de la construction.

–          1/ La régulation : le projet de loi marque une rupture avec l’idée selon laquelle le secteur du logement et de l’immobilier serait un marché comme un autre et que sa dérégulation faciliterait son fonctionnement. Il modifie en premier lieu l’équilibre de la loi du 6 juillet 1989 sur les rapports locatifs en introduisant un mécanisme d’encadrement des loyers, principalement dans les agglomérations où existe un fort déséquilibre entre l’offre et la demande de logements et où les loyers ont connu la progression la plus forte au cours des dernières années. Il introduit ensuite une meilleure régulation des professions de l’immobilier, qu’il s’agisse des agents immobiliers, dont les frais seront plus transparents et plus ciblés sur les prestations fournies, ou des syndics, dont l’activité sera mieux encadrée au bénéfice des copropriétaires. Ces professionnels seront partie prenante de commissions de contrôle et de déontologie. Parallèlement aux ordonnances qui seront adoptées dans les mois qui viennent pour relancer la construction sur le fondement du plan d’investissement pour le logement annoncé par le Président de la République le 21 mars 2013, le projet de loi met à la disposition des élus les moyens de donner un coup d’arrêt à l’artificialisation des sols et à la consommation excessive d’espaces naturels et agricoles, en élaborant les plans locaux d’urbanisme sur le périmètre des intercommunalités afin de construire les logements là où ils sont le plus utiles.

–          2/ Le deuxième axe porté par le projet de loi est celui de la protection des locataires et des propriétaires contre la violence de la crise. Pour à la fois sécuriser les bailleurs face au risque d’impayés et faciliter l’accès au logement dans un contexte où l’exigence d’une caution personnelle constitue souvent un obstacle important, il est prévu la création d’ici janvier 2016 d’une Garantie Universelle des Loyers (GUL). Cette innovation sociale majeure, permettra également de prévenir les expulsions en permettant d’agir plus efficacement en cas d’impayés. Le projet de loi prévoit ensuite une série de mesures pour prévenir la dégradation des copropriétés et agir plus efficacement lorsque ces dernières sont confrontées à des difficultés lourdes. Il introduit de nouveaux leviers d’action pour lutter contre l’habitat indigne en pénalisant les marchands de sommeil. Les parcours de l’hébergement vers le logement seront facilités en améliorant les cadres communs d’action de la puissance publique avec les associations œuvrant dans ce domaine. Dans la même optique, les attributions de logements sociaux seront rendues plus transparentes et plus efficaces.

–          3/ Le troisième axe porté par le projet de loi marque la confiance du Gouvernement dans les capacités d’innovation des acteurs du logement pour soutenir et mettre en œuvre l’objectif de construire au terme du quinquennat 500 000 logements par an, dont 150 000 logements sociaux. Dans cet esprit, le projet met en place un cadre pour l’habitat participatif, qui représente une alternative viable entre le logement individuel et l’habitat collectif. Les rapports avec les partenaires sociaux d’Action logement font également l’objet d’une profonde réforme, renouant avec un mode de rapport contractuel s’écartant de la gestion unilatérale par l’État retenue dans la période précédente. Le projet de loi « ALUR » constitue ainsi la traduction législative d’une démarche politique forte, exprimée dans les engagements de campagne du Président de la République, et traduisant l’idée d’une société mobilisée pour que les questions de logement et d’urbanisme soient d’abord et avant tout abordées sous l’angle de la justice sociale.

La commission mixte paritaire, composée de sénateurs et de députés, a adopté le 11 février, le projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR). Prochaines étapes : la présentation des conclusions aux deux chambres et le vote pour l’adoption du projet de loi par l’Assemblée nationale le 19 février puis par le Sénat le 20 février prochains…à suivre…

Legifrance.gouv.fr

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2 Commentaires to “La loi ALUR (Accès au Logement et un Urbanisme Rénové), en projet, adoptée le 11 février en commission mixte paritaire…”

  1. 500 000 logements par an. Ce serait une bonne chose ne serait ce que pour relancer l’activité économique. Ayons la foi

    • La loi ALUR apporte un changement quant à l’introduction d’une législation en cas de location meublée, définit ce qu’est une location meublée : « ….éléments suffisant pour la vie normale…, minimum pour dormir, pour manger ; aussi en matière d’impayés, possibilité pour l’Etat de par la GUR (Garantie Universelle des Loyers) de garantir aux bailleurs une aide financière (disposition en discussion, très controversée à l’assemblée, ne sera peut-être pas appliquée), et pour le locataire un accompagnement social ; des sanctions pénales sont prévues contre les proprios qui réclament des documents qu’ils n’ont pas le droit de demander aux locataires.

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