» La Culture de la Prévention en faveur de la Cohésion Sociale  » Samuel CAZOMONT, Directeur de l’Ecole de Prévention et de Civisme

 » La Culture de la Prévention en faveur de la Cohésion Sociale  » Samuel CAZOMONT, Directeur de l’Ecole de Prévention et de Civisme
Les risques qui menacent notre archipel font de nous un peuple vulnérable, malgré les aspects paradisiaques des îles de Guadeloupe et notre richesse culturelle. Face aux inondations, séismes, cyclones, sécheresse, volcan, le développement des entreprises locales est en sursis mais ce sont surtout nos vies ainsi que notre environnement qui peuvent être impactés. Ce constat met en avant les coûts humains, économiques et environnementaux liés aux catastrophes naturelles avec pour contraste la faible implication populaire vis-à-vis de ces phénomènes de  » dame nature « . Les autorités politiques et institutionnelles ont créé des outils prévisionnels tels que le dossier d’information communal sur les risques majeurs… ; mais qui connait l’existence de ce dossier et des autres dispositifs destinés à optimiser la gestion de la crise. Mes recherches sur la perception psychosociale face aux risques, révèlent la faiblesse des peuples qui n’ont pas adhéré à la culture de la prévention comme un levier favorisant un développement local durable. A ce stade de la réflexion il est important de ne pas effrayer les gens, mais plutôt de susciter de leur part, un engagement territorial. Pour cela, il ne faut pas s’insurger en « donneur de leçon  » ; il faut simplement laisser place à la pédagogie… Une pédagogie basée sur l’écoute, la proximité et la prise en compte des mœurs et habitudes des habitants. Il est question de porter avec fierté les flammes de l’éducation populaire, d’aller au plus près des lieux de vie et d’échanger sur le concept de la citoyenneté. Pour mener ce combat, il faut identifier la principale force oppressante : l’individualisme. La voix d’un seul homme serait totalement inaudible, tandis d’une mouvance collective pourrait faire bouger les lignes. Avec une telle dynamique faisant de la sécurité l’affaire de tous, en plus des risques naturels, on aborderait les risques sanitaires liés à la mauvaise gestion des déchets, les accidents domestiques, l’insécurité routière et la délinquance comme des raisons suffisantes pour faire émerger la solidarité Guadeloupéenne. Le comportement de mes concitoyens avant, pendant et après le cyclone Hugo témoigne bien de la force de notre esprit de cohésion face à imagesCAO4TNT6l’adversité. Cette ambition collective n’est pas un spectre, c’est le lien qui enracine l’unité d’une équipe de Guadeloupéens éclairés : l’encadrement de l’Ecole de Prévention et de Civisme. On ne peut parler de solidarité sans évoquer la souffrance des jeunes touchés par le chômage et l’exclusion. Pour faire vivre cette pédagogie de proximité sur l’éducation à la prévention, nous souhaitons œuvrer avec la jeunesse comme une force vive actrice du mieux-vivre ensemble. A travers notre Ecole de Prévention et de Civisme, nous dispensons une formation qualifiante qui transcende des valeurs citoyennes, dans le but de responsabiliser et de donner le sentiment d’être utile. Merci de soutenir l’action de ces jeunes Ambassadeurs de Prévention, car un regard bienfaisant est une forme d’encouragement !

Samuel CAZOMONT

Directeur de l’Ecole de Prévention et de Civisme/Fédération Nationale

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2 Commentaires to “ » La Culture de la Prévention en faveur de la Cohésion Sociale  » Samuel CAZOMONT, Directeur de l’Ecole de Prévention et de Civisme”

  1. L’idée d’une pédagogie basés sur « l’écoute, la prise en compte des moeurs des habitants », est la base de tout travail d’accompagnement. Si cela est appliqué les changements escomptés, les résultats sont au bout. Cela est particulièrement vrai pour les jeunes, car ils n’ont pas du tout le même fonctionnement que les aînés. il faut rester à leur écoute pour mener un travail qui les valorise et les responsabilise.

  2. Votre sujet m’a beaucoup intéressé. J’ai souligné que vous avez évoqué la méconnaissance du plus grand nombre du « dossier d’information communal sur les risques majeurs ». Est-on étonné? On assiste dans notre île à une véritable rétention d’informations capitales voir même vitale par ceux qui les détiennent.
    D’autre part lorsque vous parlez de l’individualisme qu’il faut combattre, c’est certes vrai. Cependant nous avons l’impression que nous avons un « frein génétique, historique » à faire ensemble, à penser et agir en collectif. A voir

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