« La Conférence internationale sur la biodiversité et le changement climatique : les guadeloupéens spectateurs ou acteurs dans le développement à venir de cette richesse ? »

« La Conférence internationale sur la biodiversité et le changement climatique : les guadeloupéens spectateurs ou acteurs dans le développement à venir de cette richesse ? »
C’est aujourd’hui, en ce mercredi 22 octobre 2014, que s’ouvre en Guadeloupe, jusqu’au 25 octobre, « la conférence internationale sur la biodiversité et le changement climatique ». Le sujet sur la biodiversité est très d’actualité en ce moment, une loi, qui fait grand débat, est notamment en cours d’élaboration au parlement français. Après la Réunion, c’est donc au tour de la Guadeloupe d’accueillir cette conférence avec de nombreuses délégations internationales (l’union internationale pour la conservation de la nature, le gouvernement des Iles Vierges anglaises, la commission européenne, l’ONU, etc.), invitées par la ministre de l’écologie. Est-ce à dire que le sujet est particulièrement sérieux !!!

Les statistiques vont donc bon train, assurant de l’Outre-mer une place privilégiée, en termes de diversité biologique, avec pas moins de 80 % de la richesse mondiale.

Pour rappel : La biodiversité désigne la variété et la diversité du monde vivant. Plus largement, biodiversité est synonyme de vie sur terre. La Guadeloupe, comme toute région, possède des espèces qui lui sont propres, elles sont appelées espèces endémiques, ce qui veut dire, des espèces limitées à une certaine zone. Par conséquent, les îles disposent, en général, d’un nombre d’espèces inférieur à celui de territoires de superficie équivalente sur les continents, mais on y recense souvent un pourcentage plus important d’animaux que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Des espèces terrestres et marines sont en voie de disparition, (iguane, mabouya, agouti, chauve-souris, corail, tortue, et autres amphibiens) et ont d’ores et déjà été recensées n’existant qu’en Guadeloupe. Pourtant ces espèces seraient menacées de disparition, l’agriculture et les traitements nocifs utilisés pour sa culture, n’y seraient pas étrangers.

Des informations qui place, de ce fait, la Guadeloupe, dans une position stratégique, qui appellent à interrogation quant au rôle que devrait jouer alors la Région Guadeloupe, à travers son président (ex-ministre des outre-mer) dans ce processus de développement, dans cette réflexion collective, dans les objectifs explicites et implicites visés, de l’intérêt mondial porté dans la recherche sur la biodiversité, sur l’économie verte, en termes de retombées économiques, particulièrement dans nos régions.

Les Guadeloupéens seront-ils donc spectateurs à nouveau de l’accaparement de ses richesses, alors qu’ils sont au quotidien, garants de la qualité de ce capital écologique, ou alors seront-ils des acteurs de premier plan, et ce grâce à nos intellectuels, à l’effort tenace et à l’ambition inconditionnelle des collectivités territoriales, érigées en véritables acteurs institutionnels opportuns, en acteurs à visées économiques, ayant du courage politique, enjoignant ainsi de droit : que sur le sujet de la biodiversité, il faudra compter dorénavant avec eux. Gageure…?

Stone ex nihilo.




6 Commentaires to “« La Conférence internationale sur la biodiversité et le changement climatique : les guadeloupéens spectateurs ou acteurs dans le développement à venir de cette richesse ? »”

  1. stone ex nihilo // octobre 23, 2014 á 8:26 // Répondre

    L’aliénation c’est quelque chose!!! Entendre ce matin aux infos que des foules se soient déplacées à l’amphi Lepointe, écouter la conférence de hulot, je n’ai rien contre, mais lorsqu’on pose la question à une personne ayant assisté que si c’était quelqu’un d’autre serait-elle venue, et de répondre que non, c’est triste. Cet amphi effectue pendant toute l’année des séminaires, des conférences très instructifs notamment pour l’avenir du pays, ces gens ne se déplacent pas. « on est venu voir nicolas hulot »… c’est troublant ; que des personnes étrangères à la Guadeloupe sont autant idolâtrées, et que nos autochtones qui font des actions importantes et qui attendent le soutien de la population, n’en ont pas, c’est lassant. Doit on comprendre que nous sommes un peuple de spectacles, de shows, de buzz ? Le vrai sujet de cette conférence sur la biodiversité est et sera écartée, avec une forte complicité d’intellos 971, et ce qui est mis d’ores et déjà en avant ce sont des casting, des défilés de personnes venues d’ailleurs, car l’esprit des guadeloupéens doit être brouillé par des situations parasites. Monsieur hulot se présente donc comme étant un sauveur des masses, un enseignant envoyé, bien sûr, par sa confrérie de contrôle des masses pour objectif de s’accaparer des richesses de l’outre-mer, comme l’a fait auparavant cousteau. Nous ne sommes que des pions…

  2. I faut que « tonton européen » vienne nous dire que nos sols sont riches pour qu’on en soit conscient. Jusqu’ici, nos élus n’en avaient que faire. Rappelons nous le combat que mènent et qu’ont mené des agriculteurs pour préserver de la terre pour produire de quoi manger. Rappelons nous aussi, le travail que mène nombre d’associations pour préserver le littoral, les espaces protégés, interdire l’épandage aérien. Cette conférence aura le mérite de pousser ceux qui œuvrent pour la préservation de notre richesse verte, à continuer.

  3. Dès qu’il s’agit « D’OR », qu’il soit jaune, rouge ou vert…on les voit affluer, la Guadeloupe peut alors devenir « berçeau de la bio diversité »…dommage que nos élus ne s’en soient aperçus…

  4. La réponse à la question est très facile. Les guadeloupéens resteront, assis confortablement, toujours des spectateurs de leur destin tant qu’ils se laisseront diriger par des  » gestionnaires « . On n’a pas besoin de ça. On a besoin d’ambitions, d’innovations, de preneurs de risque, des hommes avec des c…, pour conduire ce pays Guadeloupe. Ce n’est pas à l’image hexagonale que nous nous développerons, mais plutôt dans l’amour, celui de croire en nous, en l’avenir de nos enfants.

  5. La Guadeloupe a toujours fait l’objet de pillage, tout comme l’Afrique, ce n’est donc pas demain que le fonctionnement des colons changera. Et ce ne sont pas avec des élus comme ceux qu’on a là que la Guadeloupe retrouvera sa dignité perdue lors du massacre des arawaks par ses assassins européens, puis lors de la honteuse traite esclavagiste française. En écrivant ces mots, je pense là aux kanaks, un peuple digne et respecté de la France, donc du monde entier.

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