La commémoration de l’abolition de l’esclavage : un devoir de mémoire pour les guadeloupéens…? (texte et photos)

La commémoration de l’abolition de l’esclavage : un devoir de mémoire pour les guadeloupéens…? (texte et photos)
Le 27 mai est une date que tous les guadeloupéens descendants d’esclaves ne peuvent oublier. C’est pour cela qu’est organisée, chaque année, une marche partant du musée Edgard Clerc de la Rosette au DSC_0038cimetière d’esclaves situé sur la plage de l’anse Sainte-Marguerite de la commune du Moule. Ce devoir de mémoire constitue un véritable rituel pour une centaine d’intéressés qui y participent en souvenir de leurs ancêtres.

La cérémonie de commémoration des esclaves inhumés sur la plage de l’anse Sainte-Marguerite, d’ascendants ayant subi l’enfer pendant la période de la fin du XVIème siècle jusqu’à l’abolition de DSC_0058l’esclavage en 1848, requiert l’adhésion des participants. Ils forment ainsi une ronde au niveau du périmètre de l’emplacement des sépultures du cimetière. Selon le collectif « Lanmou ba yo » à l’initiative de cette manifestation, en faisant ce mémorial, en rendant cet hommage, les guadeloupéens reconnaissent, qu’en leur qualité d’arrières petits fils et filles d’esclaves, la pleine dignité de leurs ancêtres, pour leur dire que plus jamais ils ne les oublieront.

Dans la période de 1997 à 2002, 272 sépultures ont été exhumées de la plage de l’anse Sainte-Marguerite, dont 166 adultes et 66 enfants et adolescents, selon le Centre National de la Recherche Scientifique.

DSC_0032Il s’agit d’un nombre très important de sépultures sorti de terre, n’est-ce pas ? Dans quel but réel ? Ces ancêtres esclaves ne méritaient pas, tout simplement et par respect mémoriel, de reposer en paix ? Les besoins de la science pour la recherche peuvent parfois laisser quelque peu perplexe. Est-ce dans l’intérêt des guadeloupéens que ces fouilles ont été réalisées par des anthropologues de Bordeaux ? D’autant plus que la ville de Bordeaux peut rappeler des souvenirs encore plus tristes pour nombre de descendants d’esclaves.

Le 27 mai doit donc être une date qui devrait maintenir le guadeloupéen dans la pensée ultime que leur patrimoine culturel lui appartient pleinement. Il ne doit pas se laisser suborner par sa propre peur de ne pas avoir le pouvoir de dire, de préférence : « sa ki tan nou sé respè pou li ».

 




6 Commentaires to “La commémoration de l’abolition de l’esclavage : un devoir de mémoire pour les guadeloupéens…? (texte et photos)”

  1. Merci pour l’info, j’ai apprecié la qualité de ton article

  2. Il faut continuer ce type d’initiative

  3. C’est déja beaucoup de perséverer

  4. Quelque soit les initiatives visant à se souvenir, elles sont positives

  5. Très bonne initiative de nous rappeler des évènements combien importants pour notre peuple. Ce n’est qu’un début. Il y a je pense beaucoup à faire encore pour mettre en valeur cette histoire.
    Il faudra aussi réfléchir aux autres questions que vous posez,en rapport notamment avec la dépouille de Richepance. Mais est-ce une priorité?

  6. stone ex nihilo // mai 28, 2014 á 12:43 // Répondre

    de toute façon les politiciens en Guadeloupe se couvrent au quotidien de ridicule dans leurs déclarations médiatiques…richepance enterré à côté de delgrès au fort ne date pas d’hier…le conseil général qui est en charge du patrimoine donc…eh puis au moule on laisse la ville de bordeaux effectuer des recherches et exhumer autant de sépultures…l’histoire et l’honneur de la Guadeloupe importent peu à ces cumulards

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