CHIKUNGUNYA EN GUADELOUPE : « cette situation ne semble pas être la préoccupation majeure de santé publique de nos élus… »

CHIKUNGUNYA    EN   GUADELOUPE : « cette situation ne semble pas être la préoccupation majeure de santé publique de  nos élus… »
NE DIT-ON PAS QUE SAVOIR C’EST POUVOIR ? Comment comprendre qu’après les dégâts occasionnés par le « chikungunya » à la Réunion depuis 2005,  aujourd’hui, le chikungunya se trouve à l’état endémique en Guadeloupe.  Le 03 juin 2014, l’ARS (agence régionale de santé) indiquait sur les ondes de Guadeloupe première,  une progression de plus de 5000 cas par semaine. Aujourd’hui, on comptabiliserait 28320 cas  dont un mort. Quand on sait que beaucoup ne se rendent pas chez le médecin, préférant se soigner par eux-mêmes, plutôt que de payer, juste pour l’obtention d’une ordonnance de paracétamol, le nombre de cas semble être bien supérieur.

Cette situation ne semble pas être la préoccupation majeure de santé publique de  nos élus.

Les décideurs  comme  l’A.R.S. s’en  inquiète-t-elle suffisamment ? Depuis le 06 juin 2014, conférence de presse et information télévisée appellent à la solidarité pour faire barrage à l’épidémie ? Mais qu’elle préconisation ou directive est donnée aux acteurs de santé ? On entend dire que le virus se maintient dans l’organisme humain des mois durant et peut rapidement attaquer d’autres organes, notamment les  articulations, jusqu’à  entrainer une chronicité chez les personnes atteintes. Est-ce vrai ?

Après la chloredécone et autres pesticides, voici venu : le chikungunya, un autre fléau contre la santé du Guadeloupéen. Il y a de quoi se poser des questions :

Pourquoi a-t-on supprimé « les golomines » qui mangeaient les larves de moustiques en Guadeloupe ?

Doit-on penser comme le professeur NIORT : « du code noir  au chikungunya en passant par la chloredécone ?

Comment  comprendre la pénurie et  non- approvisionnement dans toutes les pharmacies de l’ile de «  chlorure de magnésium », qui vrai ou faux,  soulagerait les personnes atteintes de « chikungunya » ?

Une médication parallèle se met en place dans certaines  officines  de la place.  Un système de santé à deux vitesses s’instaure au travers de traitements qui sont censés soigner  des effets nocifs du virus.

Notre question : s’il existe des risques pour la santé, pourquoi les médecins ne prescrivent-ils pas de traitement pour y pallier ?

Un sentiment de danger « caché » et d’impuissance se développe dans l’environnement  Guadeloupéen et chacun y va de son « remède »!

Pourquoi les pouvoirs publics ne s’emparent pas de cette situation qui préoccupe tant le Guadeloupéen ?

Pourquoi laisser penser qu’il s’agirait d’un manque d’hygiène et de précaution du Guadeloupéen ?

Serait-ce  un retour de bâton pour  la grande grève de 2009 ?

« Chikungunhya » ne signifie-t-il pas : maladie de l’Homme courbé ? (casser du Guadeloupéen)  ou encore : maladie qui brise les os ( kacézos à yo) !

Révoltés de cet état, nous demandons :

– de la transparence, du contrôle  et  une information  « vérité »,  nécessaires  pour  préserver la santé du citoyen Guadeloupéen  mais aussi pour lui redonner confiance dans la politique de santé du  pays.

– le classement du département sur la liste de départements où les moustiques constituent une menace pour la santé de la population

– au Conseil Général, au Conseil Régional et à la Préfète de tout mettre en œuvre pour lutter contre la prolifération de moustiques, dégagement d’un budget «  démoustication ».

Aujourd’hui, le Guadeloupéen  est dans une telle détresse que n’importe quel traitement proposé est mieux que le vide des Décideurs au risque de s’empoisonner.

Nous exigeons :

– Une campagne de démoustication urgente et efficace  dans tout l’archipel

– Un approvisionnement urgent de chlorure de magnésium dans les pharmacies

– Une distribution de  produits répulsifs dans les établissements fermés comme les maisons de retraites, les prisons, les hôpitaux,  les crèches…

Le 07 juin 2014, Christine HOUBLON, Assistante Sociale de formation.




1 Commentaire to “CHIKUNGUNYA EN GUADELOUPE : « cette situation ne semble pas être la préoccupation majeure de santé publique de nos élus… »”

  1. La vérité sur cette épidémie ne sera connue que dans quelques années…. je regarde avec étonnement la légèreté avec laquelle est abordée ce problème(campagne de démoustication insuffisante, pas de distribution de spray répulsif qui ont un coût constituant un frein pour les familles à faible revenus) légèreté qui fait que la population n’est pas plus mobilisée que cela dans cette lutte.

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